31 Mai 2020
Le grand moment est enfin arrivé de savoir ce qui s'est passé : les retrouvailles avec le Présidium, ses habitants et ce bon vieux Anderson qui, j'espère, n'a pas rangé le barbecue trop loin. On débarque avec Garrus que le docteur Michel voulait retrouver et Mordin, histoire qu'il goûte aux grillades, et qu'il sorte un peu de son labo. Un tour en transporteur et nous voilà arrivés… directement au bureau d'Anderson !
Il est content de me voir mais je sens que quelque chose ne va pas. Plusieurs choses en fait : il éprouve des difficultés à assumer les responsabilités qu'il l'incombent désormais, et les rumeurs à mon sujet qu'il l'interpellent et sur la base desquelles le Conseil a fermé la porte à une possible audience : la perte du conseil précédent et mon affiliation à Cerberus, quand bien même j'ai déjà livré des informations cryptées à l'Alliance et qu'ils m'ont ramené à la vie, reconstruit un Normandy bardé de mouchards mais bien plus grand et fonctionnel. Quant aux colons disparus, il se trouve qu'ils se trouvaient dans les systèmes Terminus justement pour échapper à l'administration de l'Alliance, du coup ils perdent forcément leur protection, et ce n'est pas comme si les systèmes Terminus sont sûrs… Le Conseil n'avait jamais envisagé les récolteurs autrement qu'être une menace mystérieuse relativement mineure, et encore moins qu'ils puissent œuvrer pour les moissonneurs, terme banni de la Citadelle. Il me propose néanmoins de rétablir mes fonctions de spectre, ce que je suis toujours techniquement en réalité, ce que j'accepte. Mais du moment que je reste à traîner dans les systèmes Terminus, ça ne va pas changer grand chose.
Et voilà que débarque Udina, qui fait passer un savon à Anderson pour avoir tenté d'arranger une audience. Il m'avait pas manqué, celui là. Anderson le renvoie à son bureau illico. Pas la folle ambiance pour le barbecue… Et encore, si Miranda ou Jacob étaient venus avec moi, ça se serait mal fini. Il me donne néanmoins quelques nouvelles : Ashley est en mission top secrète, la Citadelle prendra encore quelques années pour être debout, surtout grâce aux veilleurs et les Geth sont désorganisés et affaiblis, ce qui pourrait bien faire les affaires des quariens. Je lance vaguement l'idée qu'il puisse nous rejoindre mais il assure être bien plus utile au Présidium, et nous nous quittons sur un avertissement de sa part sur Cerberus. Bref nous avons fait chou blanc cette fois-ci mais il connait mon adresse de messagerie. Et impossible d'aller visiter la Favorite ou qui que ce soit au Présidium. Eh merde…
Un tour dans les secteurs plus tard le temps d'acheter quelques maquettes et bouquins pour nous occuper pendant les voyages SLM et regarder quelques publicités, nous retournons sur le Normandy le temps de lire un message de Samesh Bathia que j'avais aidé à retrouver le corps de sa femme tombée au combat sur Eden Prime qui est allé de l'avant et accompli ses projets de restaurant. Dommage que lui non plus, je ne pourrais pas retourner le voir… En dehors de quelques chamailleries entre IDA et Joker, je n'ai eu droit à aucune remarque de Miranda ou de Jacob, ni de personne d'autre. Bon, eh bien je présume qu'il est temps de faire taire cet écran publicitaire bien trop encombrant et d'embarquer Kasumi avec nous.
Ah ouais, la discrétion c'est vachement ton point fort en fait !
Tenir une conversation avec un panneau publicitaire avec une roublarde au beau milieu des secteurs était plutôt déroutant, mais comme pour Zaeed, c'est Cerberus qui a fait toute la négociation avant, en échange de quoi nous devons à un moment ou à un autre l'aider dans une mission personnelle : récupérer la boite grise de son ancien comparse aujourd'hui mort, dérobée par un riche hommes d'affaires. Cette boite, illégale dans beaucoup de civilisations, est une sorte d'extension de mémoire branchée non sans risque sur le cerveau qui contient tout ses souvenirs dont celui qui a conduit à sa mort : une information cruciale pouvant déclencher une guerre interstellaire et mettant à mal l'humanité. Un truc comme l'identité réelle de l'homme trouble ?
Retour au vaisseau après un dernier tour des secteurs qui semblent bien paisibles… Du moins, pour l'instant. Kasumi s'est planquée dans une des baies d'observation du vaisseau, réaménagée tout confort avec open bar, vue sur l'espace, chose inhabituelle pour elle qui avait l'habitude de voyager clandestinement dans les soutes. Elle commence à s'habituer à la vie du vaisseau et aux plats "maléfiques" de Gardner, mais comme pour Zaeed, elle ne me laisse pas entretenir la discussion avec elle et me raconte quelques anecdotes de larcins avec Keiji, son ex-comparse, au gré des tableaux et des livres qui trônent dans son local.
Eh bien, ça en fait techniquement des similitudes "techniques" avec Zaeed : le personnage est directement récupéré dans l'équipe sans mission préalable et il nous donne déjà une mission avec des entrées dans le codex avec une catégorie spécialement faite pour eux. Et pour cause : ce sont des équipiers ajoutés par deux DLC : Kasumi - La mémoire volée et Zaeed - Le prix de la revanche. Et comme vous pouvez le voir ci dessous, les 2 recrues sont aux extrémités de l'écran de commando :
Pour ces raisons, Kasumi (qui n'a évidemment absolument rien à voir avec Céline Tran), comme Zaeed reste des personnages un peu à part, pas aussi profonds et développés dans l'écriture que la plupart des autres équipiers (surtout ceux présents depuis le 1) et devraient avoir une influence limitée sur le reste du jeu, prévu pour être fini sans. Peu probable que Shepard aille la draguer, d'autant plus qu'elle est encore quelque peu dans le deuil de son comparse. Du coup, après le mercenaire vétéran, ici c'est l'archétype de la voleuse comme on en voit souvent dans la plupart des RPG surtout chez Bioware depuis Imoen de Baldur's Gate.
A part ça, bah c'est l'échec total ce passage à la citadelle : le Conseil nous fout un vent monumental, Anderson n'a pas l'air enchanté de notre passage chez Cerberus (genre il nous préfère mort), Udina qui dégouline de sel à ne pas avoir été nommé conseiller et surtout le Présidium qui se limite à l'ambassade de l'Alliance. Hé non, pas de favorite asari, pas de docteur Michel, rien du tout. Bon, d'accord, les secteurs Zakéra sont vraiment sympas à parcourir et fourmillent de détails et de clins d'œil, mais hormis deux petites affectations, il n'y a pas grand chose à faire là bas. Notamment une zone, un quartier industriel, demeure grisé. On y reviendra forcément pour acheter les projets de recherche, mais il y a quand même des chances qu'il y ait quelques missions qui nous fassent revenir là-bas, tellement il y a de lieux et de recoins à visiter. Bref, je suis assez déçu du coup, même si ça reste finalement logique qu'on ne soit pas en très bons termes avec l'Alliance et le Conseil étant donné qu'on est passé chez Cerberus, malgré la transmission de données de l'épisode précédent, et le message de l'amiral Hackett d'aller visiter le site du crash du Normandy. Et je laisse le soin à Patrick l'étoile de mer, doublé en français par le même comédien que celui de Shepard, annoncer la transition :
- Hé, Bob, et si on allait visiter le Normandy ?
- Mais on est déjà sur le Normandy, Patrick !
Manifestement il en faudra plus qu'un simple transfert de données cryptées de Cerberus repris aux mains d'Eclipse pour regagner la confiance de l'Alliance et de la Citadelle. Retournons donc dans la nébuleuse Oméga visiter le dernier système qu'il nous reste à explorer, Amada, où ont été retrouvées les restes du Normandy. L'amiral Hackett m'a demandé de visiter les lieux en premier, récupérer des informations sur les vingt membres de l'équipage toujours portés disparus, et de placer un monument commémoratif où bon me semblera. Mais du coup, où est ce que Cerberus a pu retrouver mon corps si ce n'est pas à côté du site du crash ? Encore une question qui restera sans réponse pendant un moment, à moins que je découvre des indices sur place.
Cinq planètes gravitent autour de Takkan, ce qui en fait le système qui comportent le plus d'astres de toute la nébuleuse Oméga.
En commençant à sonder, IDA détecte effectivement une anomalie et nous parvenons rapidement à localiser la position du Normandy. Pas de signe de vie, pas d'activité, la zone aux alentours est dégagée. Mon équipe me laisse y aller seul, même Garrus n'a pas souhaité me suivre. Je prends mon arme, parce qu'on sait jamais, je pourrais réveiller la faune locale.
Le lieu est sombre à cause de l'éloignement de la planète de son étoile. Le sol est rocailleux et gelé, quelques flocons de neige tombent. Tout est si froid, si silencieux, si… déprimant. Je suis entouré de débris de toutes parties emblématiques du vaisseau : le pont avec Joker, les modules dortoir, la carte de la galaxie, et d'autres… Le Mako quasiment intact ainsi qu'une capsule de sécurité sont au beau milieu de tout ça. Chaque partie m'évoquent un souvenir impérissable : Joker au poste de pilotage, le poste de Kaidan où on passait notre temps à philosopher et à refaire le monde, mais rien ne m'a fait plus de peine que le datapad endommage du navigateur Pressly, où il transcrivait ses impressions, du moins, des brides encore lisibles : de prime abord assez hostile aux races non-humaines à bord, mais plus le temps passait, plus il commençait à s'intéresser à eux, et à la dernière entrée, il regrette amèrement son comportement de l'époque. Et moi, je regrette ne pas avoir cherché à le connaitre davantage, même s'il était plus motivé que jamais lorsqu'on a fui la Citadelle pour aller sur Ilos trouver le Canal. Je n'ai pas pu m'empêcher de retenir une larme. T'es devenu un type bien, je ne t'oublierais jamais.
En faisant le tour, je récupère les vingt plaques des derniers membres de l'équipage disparus, leurs familles pourront enfin faire le deuil. Je récupère également mon bon vieux casque N7 de l'époque, ainsi que des petites réserves d'élément zéro qui n'ont pas pris feu au cours de l'attaque. Le mémorial, structure dorée représentant le Normandy en partance vers de nouveaux systèmes inexplorés, je le pose près de la carte de la galaxie, pour coller au mieux au symbole. Ah, le frisson de l'exploration ! Aucune trace de vie locale, ou de passage d'autres personnes avant moi, ou alors elles ont soigneusement tout laissé en place. Je n'apprendrai rien ici sur les circonstances qui ont menés Cerberus vers mes restes.
Je pourrais rester des heures à m'asseoir, à contempler les débris, à me demander comment on en est arrivé là, qu'est-ce qui se serait passé si on avait pu éviter et fuir ce vaisseau… ? Le conseil aurait mieux pris au sérieux la menace des moissonneurs et Anderson n'aurait pas été tant poussé à bout ? Aujourd'hui je suis sur un nouveau Normandy avec quelques têtes familières, mais beaucoup de nouvelles, et surtout affilié au Cerberus qui mise beaucoup sur moi pour… Les récolteurs ? Je n'en sais rien. Les colonies étaient déjà attaquées avant que la décision de me reconstruire ou bien… ? Que de questions sans réponse.
Le devoir me rappelant, je me décide enfin à repartir après avoir pu examiner et récupérer ce que j'ai pu. Mon vieux casque trône désormais sur une commode dans mes appartements. Hackett et les familles des disparus me remercient pour toutes les plaques que je lui ai transmis, aucune ne manque à l'appel. J'espère que Cerberus me ne tiendra pas compte du temps passé à une telle tâche. Après avoir fini d'épuiser ma réserve de sondes, nous revenons au système Sahrabarik faire le plein de carburant et de sondes. Et puisqu'on est en est aux visites du passé, nous allons rendre visite à notre bon vieux système solaire.
En deux ans, il n'a pas vraiment changé, mais je peux sonder la plupart des planètes, sauf Mars, sanctuarisée pour recherches archéologiques sur les prothéens et évidemment la Terre, qu'il ne serait pas une riche idée de visiter. La plupart des planètes peu colonisées ou exploitées comme Pluton, Venus, Mercure et Jupiter ont encore une quantité décente de ressources à récupérer. Uranus reste le puits principal d'hélium-3 le plus simple à exploiter en raison de la grande gravité de Jupiter et de la dangerosité des anneaux de Saturne. Peu étonnant à ce qu'elle soit épuisées selon les sondes, à tel point que IDA me fait une réflexion du genre "Sérieusement ?" lorsque j'y envoie une sonde.
La visite du site du crash du Normandy a droit à son écran de débriefing : 200 points d'expérience, quelques centaines d'unités d'élément zéro et quelques milliers de crédits de la part de l'Alliance. C'est un des tout premiers DLC sortis, et un des plus déprimants et tristes pour le coup avec ce bon vieux Normandy en mille morceaux, le Mako et tous les bons souvenirs du premier opus, le tout dans une ambiance de pénombre et froide. Même Pressly est montré sous un bien meilleur jour… Comme la bande dessinée Genesis, elle joue sur la corde sensible et la nostalgie, autrement dit du fan service même si je trouve le terme péjoratif. Il me fait poser quelques question quant aux liens que Shepard a conservé avec l'Alliance et sur le comment Cerberus s'est appropriés de ses restes pour le ramener à la vie, mais bon, pour avoir des réponses il faut que j'avance dans l'intrigue principale !
Comme dans le premier Mass Effect, notre bon vieux système solaire est accessible, mais pas de mission secondaire en vue ni même de mise à jour des textes descriptifs : juste quelques planètes que l'on peut sonder pour des ressources, y compris Uranus même si elle est épuisée, sous les remarques sarcastiques d'IDA (en anglais dans le texte notamment, probing Uranus, inutile de faire un dessin !). En parlant de sonde, je commence à empiler les ressources dans tous les sens sans avoir de recherche à effectuer, toujours en manque de crédits pour les acheter à la Citadelle.
Au moment de repartir, sur la carte de la galaxie, je remarque qu'un nouveau système proche de la Citadelle est atteignable en SLM. Il s'avère que l'homme d'affaires qui détient la boite grise de l'ex de Kasumi se trouve sur la planète Bekenstein, une des premières planètes colonisées par l'humanité prévue au départ pour être un centre industriel en vue de la vente de biens humains aux autres civilisations, qui s'est transformée en une sorte de planète VIP où biens de luxe, magnats et milliardaires s'y retrouvent, sa proximité avec la Citadelle aidant beaucoup et faisant de ce système de loin le plus surveillé de l'espace concilien.
En dehors de Bekenstein, gravitent autour d'elle pas mal de planètes exploitées par les industries du coin :
En faisant route vers Bekenstein. Kasumi, toujours vêtue de sa combinaison fort ressemblante à celle des quariens, me fait un briefing rapide de la mission qui nous attend : je suis Solomon Gunn, patron d'un petit groupes de mercenaires des systèmes Terminus, et j'ai été invité à la dernière soirée mondaine de Hock, trafiquant d'armes, assassin de Keiji et détenteur de sa boite grise. D'où la tenue chic que j'aborde, et il est bien évidemment hors question d'inviter un autre équipier avec nous deux. Nous lui offrons en cadeau une statue dorée de ce bon vieux Saren, dans lequel on aura pris soin de cacher notre équipement au cas où la mission part en sucette et qu'on en ait à venir aux armes. Le but sera d'accéder à la chambre forte de Hock pour y dérober ladite boite grise et de se barrer de là le plus vite possible.
Donovan Hock m'accueille mais refuse de me serrer la main, et de faire entrer Kasumi dans sa demeure défendus par des mercenaires jaunes et noirs d'Eclipse. Peu importe, elle me suivra tout de même avec ses technologies de camouflage. Je me ballade dans la salle de réception avec tous les convives, les tableaux exposés, les fontaines avec poissons vivants, le balcon avec vue imprenable sur le paysage et ses appartements personnels et ainsi de suite… Je capte quelques conversations parlant de Shepard en vie, Archangel serait mort, ou parti… Ainsi qu'un datapad faisant état d'une mésentente entre les gardes mercenaires de Hock. On pourrait peut-être s'en servie à notre avantage ?
Il y en a qui s'embêtent pas !
La chambre forte, dont l'entrée est sous la salle de réception, est verrouillée à triple tour : un scanner ADN, un mot de passe vocal et une barrière cinétique. Pour l'alimentation de la barrière, il suffisait de suivre à l'aide de l'OmniTech reprogrammé par Kasumi l'alimentation jusqu'à son générateur, ce qui nous mène derrière un écran de feu après avoir déplacé une statuette dans la bibliothèque. Pour les deux autres verrous, c'est un peu plus compliqué.
Nous retrouvons le mot de passe sur le datapad d'un poste de sécurité dont Kasumi m'en déverrouille l'accès. Les convives n'ont même pas prêté attention à notre intrusion, et la paire de fantassins d'Eclipse n'ont pas fait long feu. Il a fallu ensuite que j'aille parler à Hock et lui faire déblatérer un grand discours à ses convives sur le fardeau des responsabilités auquel nous autres riches sommes soumis, sous ses applaudissements afin d'enregistrer et de synthétiser sa voix pour lui faire dire le fameux mot de passe, Perrugia.
Obtenir son ADN est bien plus périlleux puisqu'il faut infiltrer les appartements personnels de Hock. J'avais repéré une balustrade pour y entrer par effraction, mais entre le datapad retrouvé sur le balcon et les informations que Kasumi a trouvé dans le poste de garde, nous avons pu "persuader" le mercenaire de nous laisser rentrer. Après avoir retourné tout son appartement et vidé ses coffres, nous avons trouvé l'ADN sur un datapad retraçant ses dernières recherches sur la boite grise de Keiji.
Hock n'est pas du genre à caresser ses plantes…
Eh bien voilà, maintenant qu'on a fait sauter les verrous, il n'y a plus qu'à s'équiper, truquer les caméras de surveillance, entrer dans la chambre forte et prendre la boite, n'est-ce pas ? Facile, non ? Du coup, nous restons un peu à contempler toutes les œuvres d'art acquises ou sans doute dérobées frauduleusement : quelques sculptures abstraites, des statues de Krogan, de Rachni, de Turien et de Prothéen ainsi que quelques antiquités terriennes comme un buste de pharaon égyption, David de Michel Ange et… La tête de la statue de la Liberté ? Elle a été détruite il y a une centaine d'années au cours de la seconde guerre de sécession avec l'assimilation du Canada et du Mexique au sein des Etats Unis d'Amérique.
On trouve enfin la boite grise à côté de mitrailleuses semi-automatiques Kassa Locust, dont celle qui aurait selon la légende tué les présidents américain et chinois sur Terre il y a un peu moins de 10 ans. Dommage que je ne puisse pas les utiliser, mais mes coéquipiers en feront certainement bon usage. A peine nous touchons la boite grise, nous nous faisons griller par Hock, condamne toutes les issues et ordonne à ses mercenaires eclipsiens de nous descendre.
Et c'est parti pour une longue succession de combats. Le premier assaut conduit par Madame Roe, chef de la garde rapprochée de Roe, implique une dizaine de ses fantassins et portes-étendards similaires à ceux que j'ai affrontés sur leur base de Lorek, alors que nous ne sommes que deux. Sans les pouvoirs biotiques de Jacob ou de Miranda, ça va s'avérer assez délicat, et je vais passer beaucoup de temps à couvert pour et utiliser du médigel pour remettre Kasumi à pied lorsqu'elle se fait repérer en tentant de se faufiler pour asséner ses puissantes frappes de l'ombre.
Nous nous frayons un chemin vers une plateforme d'atterrissage à l'est, et j'appelle Joker à se préparer pour venir nous cueillir une fois que nous arrivons là bas. En avançant, nous nous trouvons confronté aux unités lourdes d'Eclipse, leurs roquettes et leurs grenades assourdissantes, quelques petits mécas Loki d'appoint et une paire de mécas Ymir lourdement armés et solides, semblables à celui combattu sur Freedom's Hope, sur lesquels j'ai vidé toutes mes munitions de M-622 Avalanche. Je récupère au passage des données de recherches sur l'amélioration des appareils technologiques, un peu de platine, et tout ce qui peut avoir de la valeur en crédits comme des pièces détachées. A force je devrais pouvoir m'acheter une amélioration à la Citadelle !
Nous continuons à nous frayer un chemin, y compris à coups de canon électromagnétique pour faire des trous dans les murs ! Les combats se succèdent et deviennent de plus en plus délicats et Hock qui nous menace et tente de déconcerter Kasumi en lui rappelant qu'il l'a tué son comparse. Nous arrivons enfin à la plateforme d'atterrisage, mais Hock nous attendait déjà à bord d'un aéronef du même calibre que celui de Tarak lorsqu'on est allé récupérer Arch-Garrus.
Ce combat nous a donné beaucoup de fil à retordre à Kasumi et à moi, et pour cause, nous devons faire tomber les boucliers de l'aéronef qui nous balance des rafales et des railleries sans cesse pendant que des renforts d'Eclipse et de mécas Loki arrivent en continu via des accès latéraux à la plateforme, ce qui met à rude épreuve nos réserves de munitions. Il aura fallu s'y prendre à deux fois pour baisser ses boucliers avant que Kasumi puisse profiter d'un moment d'inattention en absence de renforts, sauter sur le vaisseau et l'endommager suffisamment pour empêcher qu'il ne régénère à nouveau ses boucliers. Nous concentrons nos efforts sur l'aéronef toujours sous le feu des renforts d'Eclipse et des mécas et il finit enfin par exploser avec Hock. Nous ramassons tout ce qui a de la valeur avant de partir à bord du Kodiak que Joker nous a envoyé une fois la piste d'atterrissage nettoyée de fond en comble.
Kasumi détient enfin la boite grise qu'elle convoite et ne peut s'empêcher de la consulter avant que l'on rejoigne le Normandy. Ce que Keiji a appris pourrait selon lui mettre à mal l'Alliance vis à vis de ses partenaires conciliens. Mais il a soigneusement dissimulé et crypté toutes les brides de cette information au milieu de tous les souvenirs, ainsi que la clé de décryptage dans la boite grise personnelle de Kasumi. Il lui demande de faire une croix aux souvenirs et détruire ses fichiers pour qu'elle reste en sécurité.
Décision délicate pour elle, et vu qu'elle hésite, je lui suggère de la garder pour l'instant, quitte à la détruire plus tard si c'est la mouise. Si ça l'aide à tenir le coup, c'est toujours ça de pris. Elle annonce suite à ça qu'elle disparaitra de la circulation. Du moins, pas avant d'avoir terminé son contrat avec Cerberus, elle reste avec nous le temps de la mission contre les récolteurs. Mais avec mon aide pour récupérer la boite, elle me sera désormais loyale, et me fera part de tous les derniers ragots du vaisseau à chaque fois que je viendrais la voir. Elle m'a parlé de mon amitié avec le docteur Chakwas, du beau couple que formerait Gabby et Ken…
De retour sur le Normandy, aucun nouveau message sur mon terminal, mais nous pouvons désormais accomplir plusieurs projets de recherche : une nouvelle amélioration des dégâts technologiques, mais aussi une amélioration de la durée des pouvoirs technologiques, recherche débloquée et rendue possible grâce à la précédente. Mais ce n'est pas tout : je peux également bénéficier d'un entrainement avancé pour bénéficier de nouvelles capacités propres à mes équipiers, une fois devenus loyaux. En l'occurrence, je pourrais désormais faire usage de grenades flash. Tout cela aura pas mal puisé dans nos réserves d'élément zéro.
Et voilà 750 points d'expérience récupérés dans cette mission, 950 en tout dans cet épisode, suffisant pour gagner un niveau. Cette mission aura été assez difficile, non seulement parce que je n'ai eu droit qu'à un seul compagnon, mais aussi parce que le jeu nous aura envoyé pas mal de grosses vagues de mercenaires Eclipse et une poignées de gros robots Ymir, qu'on a tous déjà croisés mais pas tous ensembles dans de telles situations. Son déroulement est plutôt agréable, tantôt infiltration pour ouvrir la salle forte et récupérer la boi-boite à souvenirs, tantôt grosses bastons pour s'enfuir. On reste tout de même assez loin de l'intrigue à tiroirs de la station de la faille de Novéria malgré tout. Et les bastons commencent à rivaliser avec la difficulté des derniers combats du DLC Zénith de Mass Effect 1, et pour cause, mon compteur de morts est passé de 1 à 5, dont les 3 dernières morts dans la phase finale dont j'ai mis un moment à comprendre le déroulement.
C'était surtout la mission de loyauté de Kasumi, et chaque perso du squad en a une. J'ai celle de Zaeed d'ores et déjà présente dans mon journal de mission, mais pas encore celle des autres. Ce qui va faire pas mal de missions de ce type, si mes comptes sont bons il m'en reste 11 potentiellement jouables ! Et on ne peut a priori pas avoir un équipier déloyal à cause d'un mot de travers. Une bonne loyauté permet de débloquer une nouvelle ligne de talent sur l'équipier en question, et permet à Shepard d'en apprendre une nouvelle lui même, a priori celle justement débloquée, donc ici les grenades flash. Il faut dépenser 5'000 énergies zéro pour activer cette nouvelle ligne, puis 5'000 supplémentaires si l'on souhaite changer ce talent pour celui d'un autre équipier. Attention à ne pas le faire trop souvent, du coup !
Côté recherche technologique, c'est la technologie à l'honneur avec un +10% supplémentaire aux dégâts (soit en tout 40% avec le niveau précédent et l'OmniTech de Mordin) qui débloque un +20% à la durée des effets comme Surcharge, et suffisamment de thunes pour acheter une amélioration d'arme à la Citadelle au début du prochain épisode.
Et puisqu'on a level up, petit point personnage après 18h23 de jeu !
Toutes les missions secondaires ont fini par payer : 2 points de commando à attribuer, en plus des grenades flash, pouvoir technologique débloqué par la mission de loyauté. Toutes les 6 secondes, Shepard peut lancer une grenade infligeant quelques dégâts et paralysant pendant 3 secondes les ennemis dans une aire d'effet de 6 mètres, sans compter les bonus susmentionnés. Pour être un peu plus flexible si jamais j'affronte des ennemis non synthétiques et sans boucliers, j'ai choisi de partir sur un nouveau type de munition, les incendiaires, qui augmentent de 20% les dégâts sur les cibles affectées pendant 3 secondes, comme une sorte de malus de résistance.
Voilà voilà, ça fait donc 2 DLC de terminés dans cet épisode en plus de la petite visite du système solaire, autant dire que c'était bien rempli ! Après une petite larme de versée sur le site du crash du premier Normandy, la rencontre de cette charmante Kasumi, une roublarde comme je les apprécie ! Merci encore de m'avoir lu jusqu'ici et on se dit à très bientôt sur le live ou sur ce blog pour la suite des aventures de Shepard, et comme toujours, prenez soin de vous !