23 Juillet 2020
Après un petit bonjour à Anderson à la Citadelle, nous nous apprêtions à poursuivre la recherche d'informations sur le projet Fakir lorsque j'aperçois une mention sur la carte de la galaxie du Normandy m'indiquant la position d'une planète riche en élément zéro dans la nébuleuse de l'Aigle que j'avais déjà visitée. C'était l'information que j'avais achetée à bord du vaisseau de la courtière de l'Ombre. Aurais-je loupé quelque chose ? Voyons voir…
Nous nous sommes pas attardés à passer au peigne fin toutes les planètes de ce secteur, et il s'avère effectivement que la planète Anhur que je n'avais pas sondé, dispose de quelques réserves d'ézo, mais pas tant que ça comparé à d'autres ressources. Finalement, je vais éviter de dépenser davantage de crédits pour ce genre d'information dont je n'ai plus besoin étant donné mes réserves, mais au moins, j'aurais essayé.
Direction la faille de Caleston, vers une planète volcanique pour y récupérer les dernières informations sur le projet Fakir, qui je l'espère, ne seront pas que des relevés sismiques sans intérêt à mes yeux. Mais qui est ce mystérieux Caleston dont je pourrais tirer profit de ses failles ?
Nous arrivons dans le système Balor, qui comme la plupart des systèmes précédemment visités, comprend une gazeuse, Cernunnos, d'origine extrasolaire gravitant près de cette naine rouge, exploitée pour son hydrogène et raffiné sur son satellite au nom éponyme du secteur, Caleston, qui est elle-même riche en gisements d'élément zéro. Peu étonnant qu'il y ait presque deux milliards de personnes qui vivent dessus depuis sa découverte depuis plus de deux cent ans. Pourtant, l'environnement n'est pas très très accueillant : activité volcanique intense, faible rayonnement de Balor et biodiversité menacée.
La ceinture d'astéroïde renferme une planète naine Bres exploitée robotiquement depuis Caleston pour son lithium, et à sa lisière Elatha, à peine plus grande, une atmosphère très dense, mais avec quelques ressources que l'on peut récupérer que via les sondes du Normandy. Et pour finir, non loin de l'orbite du relais cosmodésique se trouve Partholon, à l'apparence similaire à Elatha si ce n'est qu'elle est dix fois plus grosse et qu'elle a une gravité pesante, ce qui empêche toute opération minière. IDA ne détecte aucune anomalie et je n'ai personne à rencontrer sur Caleston, alors mettons nous en route en direction du système Yakawa.
Sur le chemin, nous traversons le système Solveig, dotée d'une géante gazeuse Thrivaldi dont les stations de ravitaillements se sont faites attaquer récemment par des pirates, ainsi que Surtur, une tellurique proche de son étoile et d'une température suffisamment peu élevée d'une centaine de degrés pour y déployer des exploitations minières robotisées de béryllium et de palladium. Mais IDA détecte une anomalie sur sa lune, Sinmara : pas mal de stations d'observation se sont installées dessus pour observer l'étoile Solveig sur le point d'évoluer en géante rouge, et nous captons un message de détresse de l'une d'entre elles : son bouclier magnétique est défaillant, la rendant vulnérable aux radiations solaires. Eh bien heureusement que je suis dans les environs !
On peut m'expliquer ce ciel nuageux sur un satellite décrit comme dénué d'atmosphère ?
Je débarque seul sur la plateforme défaillante et après avoir réactivé le système de refroidissement et le générateur de bouclier, j'active la commande qui réinitialise le champ magnétique de protection contre les radiations. Il aura fallu quelques actions de contournement de sécurité pour y arriver malgré tout. Eh oui, les protections mises en place pour éviter les piratages servent aussi à mettre des bâtons dans les roues pour les gens comme moi qui viennent dépanner le système d'une avarie technique. Génial ! J'espère au moins que la communauté scientifique galactique nous sera reconnaissante !
Mais de retour sur le Normandy, le seul remerciement qui m'attend se présente sous la forme de 7'500 crédits, pas même un message sur mon terminal. Je m'en contenterai mais bon, j'y réfléchirai à deux fois au prochain coup… Reprenons notre route vers Yakawa.
Système standard à cinq planètes, dont l'attraction principale est Maskawa, une colonie Volus d'une centaine d'années, très semblable à leur monde d'origine et qui héberge une des académies les plus actives et brillantes de leur civilisation. Ce qui n'a pas manqué d'attirer les pirates et autres esclavagistes qui se dissimulent dans les stations de ravitaillement en ruines de la lointaine gazeuse Kobayashi, en compagnie d'autres rebuts de la société qui tentent d'y survivre. C'est la géante Nambu qui est privilégiée pour les ravitaillements, de par sa localisation bien plus proche de Maskawa. Les deux autres planètes sont inhospitalières : Sakata est une fournaise à atmosphère dense semblable à notre Vénus, et Karumto, une planète tectoniquement instable et recouverte de gaz volcaniques et de poussière. C'est pourtant ici que le projet Fakir a installé une de ses bases, désertée depuis, sur laquelle nous devons y récupérer les données de recherche, qui selon les scans est toujours accessible. Je prends Garrus et Mordin avec moi dans le Hammerhead, même si a priori, la base ne devrait pas grouiller de Geth ou de mécas piratés.
Nous arrivons au bord d'un précipice au dessus d'une rivière de lave en fusion. L'I.V. du Hammerhead ne parvient pas à localiser la position de la base, nous devrons donc nous débrouiller pour manœuvrer de paroi en paroi en récupérant un peu d'iridium au passage. Le volcan à proximité s'affole et j'aperçois des chutes de rochers… Il va falloir faire vite mais heureusement, l'entrée de la base est proche, non loin d'une cuvette de lave.
Cette modeste base est effectivement entièrement déserte et pratiquement vidée de tout effet personnel (nous n'y trouvons que quelques centaines de crédits), mais semble être relativement en bon état, et tous les systèmes sont fonctionnels. Nous trouvons des extraits de journaux du docteur Cayce qui semble avoir fait une découverte intéressante en la présence d'un site sous la surface du volcan, et un enregistrement vocal précise qu'il mène vers un autre site de ruines prothéennes d'une grande importance. Ces informations étaient censées rester secrètes pour éviter que ce qui est arrivé à Eden Prime se reproduise, tant que la menace des moissonneurs reste présente. Je réactive les capteurs pour télécharger les données quand tout à coup, un rocher tombe : le volcan se réveille et la base est sur le point d'y passer !
Dans notre fuite, je récupère un autre datapad contenant d'autres extraits du journal de Cayce confirmant que leurs recherches mènent à un site prothéen majeur, mais qu'ils ont du fuir à cause de la grille énergétique de la base qui ne font qu'empirer l'instabilité volcanique du coin. C'est donc d'ici qu'O'Loy et son comparse Cayce sont partis. Sont-ils arrivés à ce fameux site prothéen ? En tout cas, ils se sont donnés du mal pour effacer leurs traces, et je ne suis pas certain que l'homme trouble apprécierait qu'on lui cache des choses. Mais là, pas le temps de niaiser, il faut fuir cette base et cette planète.
Nous sautons dans le Hammerhead et fonçons le plus vite possible à travers grottes et conduits vers un point où Joker pourra approcher suffisamment le Normandy pour que nous puissions échapper aux éboulements et à la montée de la lave, emportant la base avec elle.
A mon retour, un message du projet Fakir m'informe que des failles de sécurité ont été trouvés dans les canaux de communication avec le MSV Rosalie qui sont épiés par les Geth, ils savaient donc tout des recherches de Cayce et d'O'Loy et les ont probablement suivis jusqu'au site prothéen, dont la localisation est désormais connu et enregistrée dans la base de données du Normandy, et qui sera donc ma prochaine destination : Kopis, du système Hoplos, dans le nexus d'Hadès. En espérant retrouver les docs vivants et pas trop de Geths…
Il nous reste deux systèmes à visiter dans la faille de Caleston avant de revenir au relais cosmodésique : Aysur et Talava.
Les deux planètes proches d'Aysur n'en formaient qu'une il y a bien longtemps : Agnin est devenue une planète fournaise similaire à Vénus tandis que Shasu, bien plus petite, est bien plus tempérée avec une atmosphère d'hydrogène et d'hélium, qui en fait une étape de choix pour le ravitaillement des vaisseaux, mais toute deux ont en commun leur composition minérale à base de soufre. Proche de la ceinture d'astéroïde se trouve la gazeuse Dranen, trop instable pour l'extraction d'hélium-3 mais deux de ses lunes sont habitable : Arvuna, déjà colonisée et sur laquelle il y a déjà une certaine biodiversité et Alahya, en cours de "irunoformation" pour en faire une colonie volus.
Au delà de la ceinture d'astéroïdes, en revanche, la situation est un poil plus chaotique. Grow Zero, un groupe anti-expansionniste, a attaqué les stations de ravitaillement de la gazeuse Alformus en guise de protestation contre le développement des colonies de Dranen. La lointaine tellurique Shir est exploitée pour son or et son cobalt, et la plus excentrée Tamgauta, recouverte de champs de carboglace issu de son atmosphère gelée, n'a pas été très explorée.
En résumé un système riche en ressources à exploiter en cours de colonisation par un bon nombre d'espèces conciliennes malgré l'opposition de Grow Zero, sauf pour les humains puisque l'Alliance s'y est quelque peu désengagée puisqu'elle décourage ses membres d'aller y bosser. Mais aucune curiosité qui nous attire l'attention.
Talava, par comparaison à Aysur, est un système assez hostile et stérile : rien que les deux planètes telluriques les plus proches Aitarus et Kaushus sont délaissées, la première par son absence de ressources et ses conditions difficiles dont sa gravité et ses radiations, l'autre pour son activité volcanique extrêmement active qui la recouvre d'un voile noirâtre qui a découragé toute exploration de cette toute jeune planète.
Maitrum dispose de centres de détention turiens de haute sécurité de sorte les évasions sont très rares dans son environnement hostile à température élevée et avec très peu d'atmosphère. Mais sur sa voisine Taitus se trouvent des bases d'opérations de groupes criminels qui tentent notamment d'organiser des opérations d'évasion sur Maitrum malgré les patrouilles turiennes qui rôdent. IDA détecte une anomalie dessus : il ne sera pas question d'attaquer une des bases de criminels au grand dam de Garrus (son heure arrivera bien assez tôt), mais d'aller réparer un méca d'assaut Ymir émettant un message de façon continue. Bizarre, mais le rapport indique qu'il y a potentiellement pas mal de ressources cachées sous la roche. Mouais, pourquoi pas ? Ca sera toujours ça de pris ! Nous y allons avec Jack et Miranda qui sauront le réduire en tas de métaux fondus au cas où quelque chose tournerait mal.
C'est moi ou il y a eu quelques ratés sur le filtre à grossièretés ?
Nous trouvons le méca lourd désactivé avec le datapad de son précédent acheteur a priori insatisfait de son investissement, notamment sur son bilan énergétique. Il avait préparé le terrain en déposant plusieurs accumulateurs tel un petit poucet pour conduire le méca vers la cache contenant les ressources, mais il s'est verrouillé tout seul et n'a pas été capable de le pirater pour le remettre en marche. Heureusement que j'ai quelques souvenirs de ce qu'avait appris Tali en la matière, je parviens à remettre ce tas de ferraille en marche. Le méca Ymir se déplace lentement et après lui avoir inséré quatre accumulateurs l'un après l'autre, il se fraie un passage à gros coup de mitrailleuses vers une grotte ensevelie où se trouvent cinq mille unités de platine, avant de surchauffer et de s'autodétruire ! Seule opposition rencontrée : deux varrens qui ont établi une tanière près d'un des accumulateurs.
Bref, une petite tâche tranquille pendant laquelle Miranda et Jack auront pu au moins se dégourdir les jambes sur la terre ferme hors du vaisseau pendant quelques temps. Du moins, lorsqu'elles n'obstruaient pas le chemin du méca. Eh oui, le bien être de mon équipe est important !
L'exploration de ce secteur était sans faille et rondement menée, avec à la base 4 systèmes et 2 missions secondaires, plus le système Yakawa pour la sous partie du projet Fakir sur la planète volcanique. Du coup, en tenant compte des autres secteurs, on devrait rester sur une moyenne d'un système sur 2 avec un lieu à visiter, de la simple mission secondaire de 10 minutes top chrono à la cité type Oméga ou Illium, l'autre moitié n'étant là que pour le développement du lore, où chaque système a son histoire : berceau d'une ancienne civilisation disparue, jeune colonie en pleine expansion et exploitation des ressources minières et gazeuses, système aride et abandonné où les guerres de gangs font rage… Je prends énormément de plaisir à les découvrir, et ça donne du volume à la galaxie. Je ne le relève pas toujours mais le nommage des planètes et des étoiles est truffé de références culturelles.
L'autre "intérêt" des systèmes c'est la possibilité de récolte de ressources. Je mets des guillemets parce que j'admets avoir un peu surestimé la quantité de ressources nécessaires pour mener à bien les recherches, et par conséquent passé beaucoup trop de temps à farm au début. Mes craintes de temps de farm colossal pour effectuer les recherches sont donc dissipées. Du coup, lors de la visite de ce système et surtout à partir du suivant, je ne prends même plus la peine de lancer de sonde. Avec 200-300k platine/iridium/palladium et 60k énergie zéro, j'ai le temps de voir venir ! Mais sommes-nous à l'abri de quelques recherches ultimes dans l'endgame ? On verra bien !
Sans commentaire !
Mais le secteur en lui même n'était pas sans faille… Les deux très courtes missions secondaires, au demeurant toujours très rafraichissantes dans les situations qu'elles proposent, sont l'occasion pour Bioware de se lâcher un peu sur l'écriture comme vous pouvez le voir. Mais la faille, c'est qu'elles sont toutes deux censées se dérouler sur des planètes à atmosphère ténue et qu'ils ont toutes les deux un ciel nuageux avec les équipiers dont Miranda particulièrement qui se promènent à l'air libre l'air de rien comme ça. En plus de ça, le journal designe Sinmara comme étant une planète alors qu'il s'agit d'une lune, et après vérification, ce n'est pas une erreur de traduction mais bien une erreur de la version originale. Bah alors, c'est quoi ce manque de relecture des descriptions des planètes ?
Par contre, la mission Fakir était plutôt sympathique, et on a pu visiter une base à pied, provoquer l'éruption d'un volcan et se barrer en vitesse de loin, ce qui n'a pas été sans me rappeler Thérum, sans la blague de Joker à la fin. De loin la meilleure partie, et j'espère que le final sera de la même veine !
Avant de découvrir le fameux site prothéen de Kopis, un petit détour vers la nébuleuse du Sablier pour passer un petit coucou à Liara et voir si les indications d'attaques pirates étaient exactes.
Et c'était bel et bien le cas ! Hackett se demandera probablement d'où viennent ces informations, et ça fera toujours quelques colonies qui resteront tranquilles un bon moment de plus. Et dans tout ça je fais une petite plus value de mille crédits. Du coup, je réinvestis tous les gains et un peu plus pour mener une campagne de diffamation contre un politicien corrompu qui souhaite taxer lourdement les produits en provenance de la Terre. Reste plus qu'à croiser les doigts ! Je regarde quelques bandes vidéos dans les archives montrant notamment ce sacré coquinou d'Udina à l'Au Delà sur Oméga avec une danseuse asari qui se trémousse sur sa table, avant de le revoir dans un extrait suivant se prendre un gros coup poing dans le ventre de la part d'Anderson. Ou encore la journaliste Al Jilani face à un volus instatisfait de son interview et qui le lui fait physiquement savoir.
Après m'être bien diverti devant ces petits clips amusants à défaut d'être particulièrement instructifs, direction le nexus d'Hadès, à ne pas confondre avec Hadès Gamma dans la bordure Skyllienne, ce n'est pas du tout dans le même coin de la galaxie.
Le relais cosmodésique nous dépose dans le système Hekate autour de laquelle gravite trois planètes, avec le même communiqué de l'Alliance interdisant le transit civil pour cause de présence Geth. Arriverait-on trop tard dans la course vers le site prothéen retrouvé par le projet Fakir ? En tout cas, nous n'en aurons pas croisé ici.
Quant aux planètes, pas grand chose à en dire : la tempérée mais aride Ker sert de refuge pour des esclavagistes butariens et autres gangs et la gazeuse Triodia est plutôt banale si ce n'est ses quatorze lunes nommées d'après les vertus asari, ce qui semble indiquer que les asari ont été les premières à découvrir ce secteur. La dernière, Bothros, est plus intéressante d'un point de vue historique puisque des vestiges d'une ancienne civilisation avancée de primates spationautes y vivaient, et qu'ils ont probablement disparu à cause de bombardements orbitaux très violents. Mais ce n'est visiblement pas leur planète d'origine. Les fichiers du Normandy font mention d'une planète dénommée Asteria décrite comme un superbe monde Eden mais introuvable sur ma carte. Peut-être dans un système voisin ?
En tout cas pas dans le système Sheol avec pour seul astre en orbite autour de lui la planète Gei Hinnom, qui dispose à la fois d'intérêts archéologiques avec la présence de cimetières prothéen, et industriels avec la découverte de gisements d'élément zéro qu'Eldfell-Ashland Mining (EAM), ce qui a donné lieu à des scandales de pillages de tombes pour le compte de mineurs peu scrupuleux, et encore aujourd'hui, d'après les recommandations, la situation est tendue et des conflits entre scientifiques et mineurs peuvent éclater à tout moment. Les ressources collectées ici sont envoyées pour être raffinés dans le système voisin Pamyat, et vu la route qu'il y a à faire entre les deux systèmes, je suppose que ce n'est pas un investissement à perte pour EAM et que ça valait la peine de s'établir dans un système aussi isolé !
Mais nous allons nous y attarder puisqu'IDA y détecte une anomalie : nous recevons un message de détresse en provenance d'un vaisseau quarien écrasé sur cette planète. Notre I.V. détecte plusieurs formes de vie biologiques, mais aucun moyen de distinguer les quariens survivants de la faune locale. Cette civilisation m'a toujours fasciné depuis que j'ai fait la connaissance de Tali, et c'est avec plaisir que je dépêche une équipe avec Mordin et Kasumi pour évaluer la situation sur place voir ce que nous pouvons faire pour eux pour les sauver.
En atterrissant près de leur campement de fortune vide, nous trouvons le journal de bord du lieutenant Forzan vas Idenna qui nous explique la situation. Leur vaisseau, le Cyanide, a rencontré une avarie technique en échappant aux Geths qui rodent dans le secteur, ce qui explique les avertissements. Ils ont atterri sur Gei Hinnom en catastrophe en espérant survivre assez longtemps pour être secourus par leur vaisseau amiral d'attache, l'Idenna. Mais l'environnement alentour est hostile et plusieurs disparitions sont à déplorer dans le groupe de survivants. Malheureusement, à peine le pied posé, IDA nous informe qu'elle n'a détecté qu'un seul quarien grièvement blessé, mais aussi des formes de vie locale tout autour de nous qui auraient très bien pu les attaquer. J'espère ne pas arriver trop tard !
Non loin de l'entrée du campement, une bataille entre quariens et varrens venait tout juste d'avoir lieu à en juger les cadavres, et j'accours vite vers Forzan agonisant qui appelle à l'aide. Après lui avoir prodigué quelques soins pour momentanément le stabiliser, IDA dépêche une navette pour l'extraire. Il se trouve que nous sommes juste à l'entrée du repaire d'une meute de varrens affamés qui n'étaient que trop heureux de pouvoir goûter à une nouvelle viande alien, mais à nous trois, ils ne nous opposent que peu de résistance et nous avons pu remettre à pied Forzan pour le sortir de ce pétrin.
Pendant ce temps, IDA a pu entrer en contact avec l'Idenna et lui a transmis nos coordonnées pour venir récupérer leur lieutenant. Son capitaine Ysin'Mal vas Idenna voudra me remercier en personne, mais en attendant, il le fait par message sur mon terminal dans lequel j'apprends également que le Cyanide a eu une histoire avec Cerberus. Peut-être un ancien vaisseau que les quariens leur ont racheté pour leur flotte ? En tout cas, il n'y a pas à dire, je n'ai jamais été déçu par les quariens jusqu'ici, alors que j'attends toujours les remerciements de la part d'Hahne-Kedar pour l'usine de mécas infectés que nous avons stoppé et de la communauté scientifique pour la station d'observation de l'étoile Solveig que nous avons réparé il y a peu.
Pamyat, comme les autres systèmes du nexus d'Hadès, a d'abord été cartographié par les asari, mais a été colonisé par des terriens dont la nationalité ne fait pas grand doute vu le nom donné à l'étoile et ses quatre planètes. Komarov, étant dénuée d'atmosphère, est exploitée par des robots mineurs pour son iridium. Dobrovolski est similaire à la précédente abritant les usines d'Altai Mineral Works qui raffine l'élément zéro trouvé ici et celui en provenance du système Sheol, mais produit également des préfas pour les futures colonies avec l'aluminium exploité sur place. Patsayev, a moitié recouverte d'océans gelés, fait partie comme Prescyla du système Hoc de ces planètes souillées pour écrire un message visible de l'espace à sa surface. Ici, c'est Andrei Kobzar, un mineur ruiné pensant trouvé de l'élément zéro sur cette planète et qui a gravé au laser "il n'y a rien ici" en russe. C'est ballot, il y en avait juste à côté sur Dobrovolski !
Les quelques 3'800 riches colons mineurs russes ont trouvé leur point d'ancrage sur Volkov, dans la ceinture d'astéroïde de Chazov, arrosée par des averses de météores la plupart sans grande gravité et surveillée par des pirates entre ses deux lunes. Malgré tous ces dangers et l'absence de monde plus accueillant dans le coin, l'appel de l'ézo a été plus fort. Ah, ces russes !
Et nous voilà enfin dans le système Hoplos, système assez classique de quatre planètes :
Quant au site prothéen découvert par les deux docteurs du projet Fakir, il se trouve sur la plus grosse lune de Makhaira, Kopis. Pas d'atmosphère, pas d'eau, mais une chaleur supportable par son albédo à l'instar de sa planète la rend propice à l'exploration. Au moins ici, pas de volcan qui peut péter à tout moment ! Le scan a déterminé la localisation des ruines mais elles sont protégées par un champ de force. Sommes-nous arrivés trop tard ? Les Geth auraient-ils déjà investi les lieux ? Une seule façon de le savoir…
Je me fais accompagner de l'équipe Cerberus classique de Miranda et Jacob cette fois-ci. Et effectivement, l'entrée du site est protégé par un champ de force dont il faudra couper par la manière forte l'alimentation pour le désactiver. Seuls des drones lance-roquettes sortent de terre de temps à autre pour nous enquiquiner de temps à autre, mais aucun souci majeur pour l'armement du Hammerhead. Après avoir sondé quelques gisements d'élément zéro alentour, nous sortons du véhicule pour explorer ces ruines, en m'attendant à quelque chose de grandiose !
Nous trouvons des traces de combat avec des cadavres des Soleils bleus que le projet avait engagé pour défendre et mettre en place le bouclier avant que les Geth qui les ont suivi à la trace n'attaquent. Les docteurs ne se doutaient même pas que leurs liaisons étaient sous écoute ! Ce qui voudrait alors dire que les Geth sont déjà passés, massacrés tout le monde et sont repartis en remettant le bouclier en place et en reprogrammant les drones contre nous ? Nous descendons de longs escaliers peuplés d'une sorte de termites rougeâtres avant d'arriver vers un embranchement avec davantage de cadavres de Soleils bleus et un enregistrement incriminant le docteur Cayce pour avoir "sacrifié" O'Loy parce qu'il l'aurait vu envoyer des données aux Geth, et le suppose endoctriné par les moissonneurs. Mouais, à se demander s'ils avaient vraiment besoin d'une attaque Geth pour faire capoter le projet…
Nous continuons à suivre des couloirs sinueux jusqu'à des bureaux improvisés comprenant notamment un terminal de recherche qui nous donne une amélioration des pouvoirs biotiques. Un dernier enregistrement de Cayce nous apprend qu'il s'est suicidé après s'être rendu compte d'avoir été à son tour été manipulé par les Geth. Est-ce ainsi que les Geth ont attaqué le site, en incitant les mercenaires à s'entretuer et les deux docteurs à se suicider ? En tout cas, il n'y a plus âme qui vive ici. Cayce était censé détruire la relique avant de mettre fin à ses jours mais de toute évidence, elle est toujours là et émet toujours son bourdonnement incessant.
Alors ça, ce n'est pas la première fois que je vois un tel artefact ! Je m'en souviens encore, c'était sur Elétania, et la sphère s'était activée en présentant un bijou que m'avait confié la Favorite de la Citadelle en me mettant dans la peau d'un homme de Cro-Magnon observé par les prothéens. Avant de m'en approcher, un datapad me donne le point de vue du docteur O'Loy : il a fait un marché avec les récolteurs en leur donnant la localisation de ce site en échange de la sauvegarde de la colonie où vit sa compagne Hélène. De quelle façon il a pu négocier avec eux, je l'ignore. Heureusement que Cayce l'a arrêté avant !
Désormais, je comprends mieux pourquoi ils ont voulu garder le secret pour eux sans mettre au courant l'homme trouble, mais voilà, le campement entier a fini par perdre la boule pour… une boule, et ce à cause des récolteurs. Enfin, allons l'examiner, cette boule. Quelle vision celle-ci va-t-elle me donner ? Une vision de la faune aquatique de la planète voisine Triton ? Eh bien non : juste une déflagration verdâtre, et elle retombe par terre d'un bruit sourd après s'être rétrécie. C'est tout. Il ne reste plus qu'à revenir sur le Normandy avec, non sans déception à la fois pour ce qu'il est advenu du projet et du site prothéen en lui même.
Après être passé au laboratoire pour lancer la recherche biotique trouvée dans le terminal du projet, je consulte le dernier message du projet qui me révèle que malgré la nos efforts n'ont pas été vains : l'explosion d'énergie contenait des informations codées sur la technologie prothéenne en matière de transfert d'énergie et de biotique, de quoi occuper la recherche pendant des décennies en poursuivant celles du docteur Cayce sur la relique. Du coup suppose que les informations sont encore contenus dans la sphère, et non dans la déflagration d'énergie ?
De retour dans mes quartiers, le projet a tenu à me laisser un souvenir sur ma table de salon : une réplique de la relique. J'ai aidé à faire avancer la recherche, mais là, je reste sur ma faim.
Gifi, des idées de génie ?
Sympa le presse-papier !... Inutile de dire que j'ai été assez déçu du DLC Fakir, je ne . Les missions étaient courtes, buggées, bâclées, quasiment sans interaction ni combat et qui pour les 3 premières n'étaient que du ramassage de babioles en véhicule sans grand intérêt. Ceci dit, les 2 dernières parties jouées dans cet épisode le sauvent du désastre en étant déjà bien plus intéressantes et interactives, mais ça ne gomme absolument pas la déception de la fin qui est juste ratée et tirée par les cheveux. Je peine à recoller les bouts de ce qu'il s'est réellement passé : ils étaient suivis par les Geth qui les avaient sur écoute sans s'en apercevoir, ils ont construit les défenses à la va-vite derrière et au final les docs se sont fait manipulés et l'un a tué l'autre pour se suicider ensuite, et leurs mercenaires sont morts d'on ne sait pas quoi. Et les informations des prothéens, c'est celles de l'explosion verte ou celles encore dans la sphère ? Et le fin du fin, ils n'ont même pas pris la peine de se relire et de consolider l'intégration : la mission finale se passe sur Kopis qui est une lune et non une planète ! Encore une fois la traduction française n'a rien à voir là dedans !
En tout cas, tout ça fait bien contraste avec le DLC Courtier de l'Ombre, mais il est probable que ça soit le pire DLC de Mass Effect 2, et les 3 premières sont les pires missions de tout le jeu que j'ai pu voir jusqu'ici, avec peut-être la baston contre les 3 mécas Ymir. Enfin, contrairement à la mission lunaire du premier Mass Effect, ça reste court. Mais ça reste le DLC qui a introduit le véhicule Hammerhead qui a été ensuite exploité sur le DLC Suprématie d'une bien meilleure manière que toutes les missions du DLC Fakir réunies. De bonnes idées gâchées par une exécution imparfaite et décevante.
Ah, et si vous vous demandez comme moi mais où diable était passé le Mako, j'ai eu une illumination : il a fini écrasé devant le Présidium à la fin du 1 donc il a été foutu à la poubelle après la bataille. Et Cerberus a décidé que c'était trop désuet d'en refourguer un sur le SR2. Comme quoi, les explications les plus simples sont les meilleures, n'est-ce pas ?

On notera une référence évidente au film Sphere sorti en 1998 adapté du roman de science fiction du même nom de Michael Crichton de 1987. Je n'ai que de très vagues souvenirs du film pour l'avoir vu il y a environ 20 ans mais il s'est fait éclater par la critique malgré son casting de qualité pour l'époque.
Le nexus d'Hadès est donc moins vaste que la faille de Caleston, composé 3 systèmes et 1 seule mission, auquel le DLC en a ajouté un 4ème pour son final. Pour le reste, en vrac :
Bon ! 2 systèmes vastes explorés de fond en comble en un seul épisode ! Fiou ! Il reste encore deux petites heures de la VOD du stream à résumer, mais ça méritera amplement son épisode à lui tout seul, et vous comprendrez très vite pourquoi ! Alors à très bientôt et comme toujours, prenez soin de vous !