19 Mars 2023
Et c'est reparti pour un dernier tour ! J'ai beau avoir fini le jeu, son extension et validé tous les succès, il reste encore des petits trucs à voir dans le jeu, notamment des petites curiosités inutiles donc indispensables que les développeurs ont ajouté en se demandant en combien de temps les joueurs vont les dénicher, chose relativement courante que l'on appelle easter eggs, ou œufs de Pâques en bon français. Mais si, rappelez-vous, le truc sur lequel Jonathan Blow a disserté au cours d'un certain puzzle dans The Witness !
Cette fois-ci je ne vais pas reprendre l'énumération des boucles temporelles, juste faire la liste des dernières découvertes faits lors des 2 heures et quelques de jeu après avoir validé le dernier succès Steam. Du coup, cet épisode bonus risque d'être bien plus court que les précédents ! Allez hop, c'est parti !
Le cellier mystère
Cinéma, restaurant, ascenseur d'accès, balcon avec accès au toit pour une mystérieuse statue, escaliers dans tous les sens… Vous pensiez que le complexe du canyon infini a livré tous ses secrets ? Eh bien détrompez-vous !
Le "gardien" se trouvant en face de l'accès au pont invisible menant à l'ascenseur vers les archives a beau avoir l'air inoffensif vu qu'il suffit de courir droit devant, il se trouve que de là où il sort se trouve un cellier, et derrière les bouteilles, se trouvent une ouverture… Et pour arriver là, ce n'est pas une sinécure : j'ai du taunt l'élan avec l'artefact pour l'attirer au pied de l'escalier, attendre un peu qu'il approche et à mi-chemin, couper la lumière puis monter l'escalier, sauter par dessus la rambarde, et courir vers la pièce-couloir. J'ai ensuite quelques secondes pour trouver le mécanisme avant qu'il rapplique pour me chopper.
Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir derrière, et comment y accéder ? Petit indice avec la vue matricielle…
Vous voyez le fut de bouteille blanche au dessus de l'épaule droite de l'élan ? Voilà à quoi il ressemble en "vrai" :
Le bouchon tout en hauteur est en fait un mécanisme à tourner, et pour ce faire il faut sauter ! Sauf que pour ce coup-ci, je me suis fait attraper juste après l'avoir activé. Pas de souci, je me rendors, et après une nouvelle entourloupe de l'élan me voilà enfin après quasiment une boucle et demi (après avoir réussi le succès du surf sur le radeau) devant le passage vers le passage mystérieux ! Qu'il y a-t-il derrière ?
Une galerie de tableaux divers et variés avec des portraits de familles d'élans avec un bébé ou deux enfants, leur genre de jeu de société sur un damier triangulaire, ainsi que quelques paysage et arbres de la planète d'origine des élans. Pourquoi je ne les ai pas vus dans le théâtre souterrain de la crique étoilée au lieu d'avoir 25 fois le même portrait ? Seule une alcôve est vide et c'est le cri d'une chouette qui m'a poussé à rentrer dedans pour me planquer de l'éventuel retour du gardien des lieux, ce qui révèle un faux mur vers un couloir au bout duquel se trouve, derrière des dizaines de bougies, ce portrait assez particulier.
Je ne sais pas si c'est la vedette du coin secrètement adulée par ces chouettes élans malgré le fait que sa chambre d'hommage soit ainsi bien planquée, mais je trouve qu'il a des traits vaguement… humains. Genre, de la planète Terre, dans la vraie vie, tout ça. Et cette mélodie un peu remixée genre vaporware qui est jouée dès que je m'en approche… Ce doit certainement être un hommage à quiconque ayant ces traits dans l'équipe de Mobius Interactive, peut-être ?
A noter également que d'après les notes de mise à jour, le cellier précédant cette galerie a été ajouté lors d'une récente mise à jour, avant que je ne commence Echoes of the Eye. Avant cela, elle était directement accessible sans tourner de mécanisme.
Le rêve éternel
Dans la série "fin alternative après avoir débranché le projet Sablière noire", il en restait une que je n'ai pas encore explorée. Je délaisse ce jouet rigolo avec des points blancs et noirs emprisonnés pour prendre l'artefact, et je vais aller me cramer direct au feu d'à côté parce que merde à la fin, moi aussi j'ai envie de vivre une vie quasi éternelle dans de beaux paysages et de quitter cet univers qui se meurt à vitesse grand V ! Et contrairement aux 2 autres tours, je suis à peu près protégé de toute inondation ou autre catastrophe, en dehors bien sûr de la destruction pure et simple de la station de l'Etranger.
Bien évidemment, je me gourre et je dors normalement devant le feu. Mais à peine mort et réveillé dans la simulation, j'ai à peine le temps de monter les escaliers de la tour que l'écran devienne progressivement tout noir et affiche ce texte :
J'ai été vérifier, "donner la chasse" est une expression qui existe en vrai !
Même pas le temps d'attendre la supernova à essayer de me faire des potes dans ce monde virtuel que j'ai déjà déclenché l'écran de game over. Malgré ce que dit le texte, me réveiller ne me semble pas être une option réaliste, et je me demande à quel point il est possible de déclencher cette même fin sans se tuer sur le feu.
Ronron
Toujours dans la matrice, il y a une zone vaguement inutile avec la partie émergée de l'espèce de grande cloche où se trouve le cercueil du vilain prisonnier enfermé éternellement par sa communauté en guise de punition pour avoir voulu couper l'inhibiteur du signal de l'œil. C'est néanmoins ici que j'avais découvert la mécanique des mains téléporteuses et aperçu à travers un hublot le point d'arrivée du feu sous la cloche dans le monde réel. Je présume que ce dernier indice était destiné à ceux qui n'avait pas encore capté qu'il y avait un feu vert ici, alors qu'il s'agit précisément du premier que j'ai découvert dans ma run.
Eh bien, il y a également une bougie cachée sur un rocher qui déclenche un ronronnement de chat lorsqu'on l'allume avec l'artefact, ainsi qu'une comète dans le ciel étoilé ! Pour information, dans la liste des remerciements, il est mentionné un certain "Comet", le chat d'un des développeurs, il est fort probable que cet easter egg vienne de là. Pour avoir sa localisation exacte, j'ai du utiliser la vue matricielle des lieux histoire de ne pas perdre du temps à concentrer la lumière partout et de n'importe où.
T ki toi ?
Dernière fin alternative proposée par le jeu que j'ai essayé de jouer sans succès lors de la boucle #187 dans ma quête des succès, elle est assez pénible à déclencher puisqu'il faut se trouver à l'intérieur du projet Sablière noire au moment où l'étoile explose en supernova, et le timing pour y entrer est assez serré. Du coup, autant y entrer, quitte à poireauter 10 minutes et de meubler un peu dans le stream à lancer des débats éternels type "pain au chocolat ou chocolatine", le temps que le moment fatidique approche.
Tandis que l'enveloppe de l'infrastructure constituée de minerai d'Âtrebois forgé sur la Lanterne résiste pendant quelques temps à la déflagration de la supernova, voilà-t-il pas qu'un énorme trou noir s'ouvre en son cœur ! Ayant désactivé la pesanteur artificielle au préalable, je peux facilement et rapidement me projeter dedans, ce qui met fin à la boucle. S'en suit l'habituel flashback via le lien avec la statue nomaï, puis le réveil au feu de camp, bref comme d'habitude.
Un peu décevante, comme fin, non ? Alors attendez, parce que ce n'est pas fini ! Une fois remonté dans la fusée, voici ce qu'on voit sur la carte :
Comment ça, je suis à la fois sur Âtrebois et dans les Sablières ? En fait, c'est très simple : l'autre "moi" se trouve dans le projet Sablière noire, et ce n'est autre que celui qui a sauté dans le trou noir dans la boucle précédente ! Cela fait partie de toute la mécanique du projet qui consiste à envoyer dans le passé toutes les données collectée par les masques nomaï des 22 minutes précédemment écoulées. Mais ils n'avaient pas forcément prévu qu'un être vivant le traverse aussi.
Bref, et si j'allais dire bonjour à moi-même ?
S'en suivent des discussions complètement farfelues avec le moi d'avant-mais-qui-est-là-devant-moi-maintenant à se demander comment est-ce possible qu'il y ait 2 versions d'une même personne dans l'univers, que ce n'était sans doute pas l'objectif des Nomaï que de cloner des êtres vivants ou plus simplement si ce n'est pas là notre plus beau jour de notre vie et à discuter de nos souvenirs communs. Ou encore tout simplement de crier à tout rompre devant l'absurdité de la situation !
Quelque soit les lignes de dialogue choisies, la conversation mène à cette question cruciale : que va-t-il se passer si le moi que j'incarne ne saute pas dans le trou noir à la fin de la boucle, contrairement à mon interlocuteur lors de la précédente. Eh bien on va le savoir non pas sans une dizaine de minutes de meublage le temps d'arriver au bout des 22 minutes de la boucle. Je suis même sorti reprendre mon vaisseau pour voyager quelques minutes histoire d'être aux premières loges pour observer la magnifique explosion du soleil.
Et là, c'est le drame. Même fracassement de l'écran, même message de fin et même générique joué au kazoo que lorsque j'avais joué avec le guetteur au laboratoire des hautes énergies lors de la boucle #174. Bah oui, l'univers serait bien incapable de superposer 2 instances de moi-même vu qu'on se serait retrouvé exactement au même endroit au début de la prochaine boucle. Du coup, bim, paradoxe espace temps. Pour l'éviter, il aurait fallu à chaque boucle finir et sauter dans le trou noir, ou encore mettre hors service le projet Sablière noire et déclencher une autre fin alternative (ou non).
La petite info en plus, c'est que cette issue du jeu n'était pas disponible à la sortie du jeu de base, mais ajoutée au patch 1.0.4, avec pour seul indice très vague "Removed an invisible repelling force that’s no longer necessary ;;)". Notez le smiley à 4 yeux, comme les Âtriens !
Les diapositives cachées
A la question "ai-je trouvé toutes les diapositives dans l'Etranger ?", il semblerait que la réponse soit non puisqu'il y en encore un qui est extrêmement bien planqué.
Et pour cause, il se trouve dans les archives interdites qui se trouvent sous le canyon infini… à l'étage où se trouvent toutes les étagères remplies des mêmes diapositives dupliquées ! Bon, on n'ira pas blâmer les devs pour ne pas avoir pris la peine de dessiner des centaines de vignettes circulaires non plus hein. Mais comment y accéder étant donné que la porte qui y conduit après le ramequin avec les 3 carrousels consultables est fermée ? Eh bien en utilisant l'ancestrale technique du toit de l'ascenseur pendant qu'il descend !
De la même façon que dans la boucle #141 pour accéder aux pièces secrètes où les censeurs élans ont pratiqué leur autodafé, j'actionne la descente de l'ascenseur et je me laisse tomber sur son toit, et une fois sorti du tunnel, je saute dès que j'ai pu en passant à travers un mur au passage, ce qui est peut-être un bug de collision (ou un oubli du designer élan ?). Enfin, sans ça, je me dis que ça aurait été probablement trop difficile de bien timer son saut.
Hoplé, je suis un fantôme !
Autre problématique à résoudre par contre : amener le carrousel au lecteur de diapos alors que j'ai l'artefact en main. Qu'à cela ne tienne, je pose ma lanterne, je prend l'anneau et je saute en contrebas pour le poser sur le sol, et je me jette dans l'eau non sans avoir vu la matrice, et je me rendors pour revenir dans le canyon et refaire tout le chemin, rappeler et prendre l'ascenseur normalement pour enfin retrouver l'objet que j'avais laissé à terre précédemment. Et oui, même dans les easter eggs il faut faire fonctionner sa tête !
Bon et du coup qu'est ce que ça raconte ? Eh bien, pas grand chose de nouveau…
Boum.
Puisqu'il s'agit de la version non censurée du test des 3 modèles d'artefact pour accéder au monde virtuel, où on voit l'élan malchanceux se faire cramer et les 2 observateurs terrifiées. Ce qui ne les a pas pour autant découragé à poursuivre les développements et les tests. Autant dire que je n'aurais pas aimé être à la place du 3ème cobaye !
Et ce n'est pas tout !
Et voilà tout ce que j'ai trouvé au cours de mes pérégrinations pendant la paire d'heures qui ont suivi le "platinage" des succès du jeu, et ce qui referme pour de bon la grande épopée que fut ce let's play sur Outer Wilds ! Mais il y en a encore bien d'autres que je n'ai pas eu l'idée d'aller dénicher là où ils se trouvent, et en recoupant avec tous les listings disponibles sur les internets, voici les dernières curiosités que le jeu dissimulait :
Et voilà, c'est terminé pour… Oh attendez, c'est quoi ces bruits de fusil à pompe que j'entends en provenance de l'ordinateur de bord de la fusée ?!
DOOMSDAY : Outer Wilds Edition
Tandis que j'allais débuter une boucle, à peine monté dans ma fusée en train de réfléchir vers où je vais me diriger, j'entends des bruitages étrangement familiers en provenance de l'ordinateur de bord. Et non, vous ne rêvez pas : Doom est jouable également sur l'ordinateur de bord du vaisseau !
Alors non, ce n'est pas vraiment un easter egg laissé par les développeurs, mais un prétexte rigolo pour évoquer l'existence toute récente d'une jeune scène de modding d'à peine 4-5 mois qui en est à ses premiers balbutiements et qui a déjà à son actif un mod VR, un mode coopératif, du nouveau contenu à explorer, d'autres petits truc comme ici l'incorporation du source port Unity de Doom dans la console de la fusée ! Et ce n'est que le début ! J'en suis sur, cette communauté produira de belles choses que je suis impatient d'aller découvrir en stream dans les prochains mois et années !
233 mods au moment de l'écriture de l'article, quand même !
Alors, ça se trouve sur outerwildsmods.com et il y a même un utilitaire qui gère toutes les dépendances requises pour chaque mod pour s'assurer que tout fonctionne bien et éviter d'éventuelles incompatibilités et c'est franchement hyper bien foutu. Vivement la suite !
Et voilà, encore un let's play de fini ! Fiou, il m'aura pris pas mal de temps et d'énergie, mais s'agissant d'Outer Wilds, ça en valait complètement la peine ! Mais ce n'est pas encore le dernier article que j'écrirais dessus, puisque je vais préparer une conclusion sous la forme d'un "New Game +" sur Echoes of the Eye dans lequel je reviendrais, comme pour le jeu de base, sur le contexte de son développement et de sa sortie et raconter tout le bien que j'en pense. Parce que je ne souviens plus si je l'avais déjà mentionné, je trouve que cette extension est une dinguerie absolue qui arrive à surpasser son matériau original alors même qu'il avait déjà bien mis la barre très haute.
Une fois de plus merci à vous, lecteurs, de m'avoir suivi en live ou à la lecture sur cette découverte incroyable comme il m'est rarement donné de découvrir, et on se retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures !